Un jeune homme arrive dans ma cour accompagné de deux soldats serbes. Ils lui demandent son prénom... Quelle malchance de porter le même nom que le président bosniaque Alija !!!
Je me trouvais dans ma veranda avec mes grands parents. Un coup de feu me fît sursauter, le jeune homme tomba à genoux devant les deux soldats les suppliant de le laisser en vie : rires sadiques des soldats. Puis s'en suivirent une dizaine d'autres coups de feux. J'étais immobile, tétanisé, mes yeux fixaient ce corps inerte... Je compris alors que la guerre était tout sauf un jeu...


